“JEUNE FILLE FOLLE DE SON ÂME (LA)”

revue spectacle

« Folle de son âme » s’oppose naturellement à l’expression « folle de son corps »,  c’est dans cette polarité que va s’inscrire la pièce de Fernand Crommemynck. Dès le début, s’installe une tension, d’autant plus forte, qu’elle sera l’objet des fantasmes et des frustrations des uns et des autres. Jusque là rien que de banal sinon la magie qui se fait jour (Je devrais dire, qui se fait nuit) dans la succession des scènes. Cette magie va prendre son essor dans la mise en scène de Michael Delaunoy. Là, vont s’opposer la lumière et les ténèbres, le comique et le tragique.  Il s’agit de château la nuit, de chasse à courre, de bal masqué. La jeune fille est le  centre de gravité de tout son entourage.

jeune fille folle

Les costumes magnifiques sont baroques et ambigües. Les masques, le décor, les marionnettes, vont se faire complices d’une chorégraphie mystérieuse. Les comédiens surgissent ici et là. La parole est dense. Ils vont vite, urgence de vivre après avoir trop attendu. Ils courent. Ils sont lancés corps et âme dans l’aventure humaine. Ils sont dans l’alternance des deux énergies, celle du désespoir et celle de l’espoir.

Le théâtre du Peuple à Bussang offre le plateau idéal pour accueillir un tel spectacle, surtout quand à la fin de la pièce la scène s’ouvre sur la forêt, et qu’un rayon de soleil  annonce un nouveau jour.

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